Hotel Libourne Le rêve est à la clef Du réel Un poisson dans l’escalier Le monde en est tout retourné Faut-il en rire encore Les trames du métro Chantent Sous nos fenêtres Faut-il vous réserver la chambre décousue Trente seconde Trente seconde échappée Rechercher mène loin L’envol est désastreux La surface s’agace Les cabinets sont …
Le champ de mes incantations (Ecrit du 16 au 29 Mars 1989)
A l’horizon brumeux se profile une proue Un passage un détroit en la mer éventrée La guirlande étalée aux insulaires remous Bientôt nous quitterons le fond de nos vallées Dans la ville énervée comme une vrille au coeur A la porte rouillée du laminoir géant Quand les fumées s’en vont dans le soleil couchant L’on …
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La liberté 1991
La liberté pied nue Rêverie Au moment du couvert La liberté revue Et corrigée Pour l’or de leurs travers La liberté mal vue Malgré eux Dans ces yeux noyés de bière La liberté des rues Et leurs vitrines Où tout se vend objets et chairs La liberté émue Comme un premier baisé Déposé sur la …
La bonté plus qu’humaine
La bonté plus qu’humaine Est au fond de mon âme Et mon corps étourdi Est un havre d’espoir Où mon esprit intact A tatons Dans l’ombre des beautés Sent la joie contenue Dans ces replis, ces ombres, ces étoiles Qu’il ne saurait nommer Sans voix sans mot Sans nom pour les nommer Un rêve Plus …
28 Février 1988
J’émerge Où sont les berges Où est l’auberge Qui m’héberge ? Plus de manège Seul, sur la neige Brûle un cierge, Pour qui pourquoi Je ne sais pas Il faut avoir la foi Une mystique joie Et l’on voit Les lumières éteintes D’une fête défuntes On s’imagine les étreintes…
Encore un vieux poème 24,26 et 27/10/1988
Des yeux cernés de noir et de pourpre sanglant Révèlent un esprit qui sans cesse dérive Cratères écorchés qui vont toujours rêvant Tout au bord de ces flots dont ils ne voient la rive Solitaire et cruelle est la sombre douleur Qui erre en la demeure où jamais rien ne pleure Et noire est cette …
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25/09/91 L’homme à plein poumon
L’homme à plein poumon Trouvera-t-il la force Absurde et folle D’aller comme un démon Sur la terre comme au ciel Réguler la nature Au nom de sa science Sans autre solution Sinon son extinction La gorge déployée A rechercher l’air pur Comme l’ouïe d’un poisson Au fin fond de nos mers.
Les yeux qui pleurent
27/11/91 Un oeil perdu Un oeil fixé Sur le ciel Des vivants La beauté déçue Sur ses traits D’ange mort né Entre deux rives Entre deux bords A plein poumon A pleine course Et parfois Comme un trou Comme un vide Au milieu de la tête A force de tomber Au fond du même état …
28/08/92 Au gré du vent
Au gré du vent je lance un signe Avec un geste de la main Pas plus loin ni plus près, insigne Un bras tendu dans le lointain Avouer au bord des larmes Ce tout qui gît en nous Baisser ses lourdes armes Sur terre et entre nous Briser l’immobile désastre Jouer la seule vie Du …
Déplaisantes résurgences
Je remis ma chaussette en mon âme et conscience sur mon pied refroidi d’une atmosphère d’outrances. Que ce visage est pâle et ses yeux refroidis ! Son ardeur est tarie et laisse à volonté couler dégoulinant un masque de laideur n’exprimant qu’un seul mot, envoutant, soit disant, repoussant , plaisir de l’exagération : la bouderie. …